Charles Wright : « Thierno Mamadou est mort d’un traumatisme balistique facio-cervical ! »

Le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry a livré ce lundi 06 juin les premiers éléments de l’enquête sur l’assassinat du jeune élève Thierno Mamadou Diallo, le 1er juin dernier. Il ressort  de l’autopsie médico légale que « Thierno Mamadou DIALLO est mort d’un traumatisme balistique facio-cervical avec un tir unique selon une trajectoire quasi horizontale d’avant en arrière avec un orifice d’entrée à l’hémiface gauche et un orifice de sortie dans la région cervicale à la face postérieure du cou (c3-c4). » Des affirmations tirée du rapport médico-légal en date du 03 juin du service médicine légale de l’hôpital Ignace Deen

Selon Alphonse Charles Wrigth,  ce trajet balistique a  entraîné une fracture de la mandibule gauche, une fracture des vertèbres cervicales c3-c4 avec section médullaire. La mort est consécutive à la section médullaire avec une atteinte du bulbe rachidien qui est le centre cardiorespiratoire responsable d’un arrêt cardiaque et d’une détresse respiratoire.

Le Procureur Général dit avoir instruit au Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dixinn, conformément aux dispositions des articles 40, 41, 42, 43,44 et 45 du code de procédure pénale » d’enjoindre par voie de réquisition au Directeur Général de la Police Nationale et du Directeur Régional de la Police de Conakry, la communication sans délai de l’ordre opérationnel des unités d’intervention. Notamment les unités de la Brigade Anticriminelle qui patrouillaient dans la zone au moment des faits, poursuivis sous peine de poursuite Judiciaire pour refus illégal d’un service légalement dû et entrave à l’action de la justice ».

Par ailleurs, Charles Wright a instruit en outre par voie de réquisition, le dépôt de la liste de tous les agents des unités d’intervention concernées par le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile dans un délai de trois (03) jours à compter de la présente instruction et le placement des lieux du crime sous mains de justice pour faciliter le travail des enquêteurs.

Le Parquet Général compte communiquer le 24 juin 2022 sur l’évolution de l’enquête dans la limite du secret de ladite enquête.