La rentrée de la nouvelle assemblée est fixée pour le 13 janvier en Guinée : Alpha Condé a-t-il résolu son différend avec Mamadou Sylla ?
CONAKRY,1er JANVIER 2014-La rentrée parlementaire de la nouvelle Assemblée Nationale guinéenne aura lieu le 13 janvier 2014. C’est Alpha Condé qui l’a annoncé, à travers un décret signé ce 31 décembre 2013 mais qui n’entrera en vigueur que le 12 janvier. Le Chef de l’Etat guinéen a attendu que le Conseil National de la Transition adopte le projet de Finances 2014, qu’il a promulgué le même jour, pour convoquer les nouveaux députés pour la législature 2013-2018. Reste à savoir s’il avait fini de laver le linge sale avec son allié Mamadou Sylla, président de l’UDG (Union Démocratique de Guinée) avant de convoquer cette première session.
L’entrée en fonction de la nouvelle Assemblée mettra fin à quelques quatre ans de transition sous la conduite de Hadja Rabiatou Serah Diallo. Il a fallait attendre trois mois après les législatives du 28 septembre 2013, pour voir les élus siéger. Selon plusieurs sources, la convocation du nouveau Parlement butait sur trois choses.
La première, qui semble résolue, était de trouver l’unanimité autour du candidat de la mouvance pour le perchoir de l’Assemblée Nationale. Sur les lèvres, les 53 élu du RPG Arc-en-ciel ont juré fidélité à Claude Kory Kondiano, le candidat désigné par Alpha Condé. Un choix communautaire et stratégique. Maintenant, on attend de voir si le vote au bulletin secret confirmera ce choix.
Le deuxième point, aussi résolu, était l’adoption de la loi des finances 2014. Alpha Condé, vieux renard de la politique, savait qu’en déposant le projet de loi de Finances 2014 devant le nouveau Parlement, qu’il risquait d’être bloqué. Finalement, on a compris qu’il y avait anguille sous roche. Au moins trois départements ministériels, notamment celui de la Pêche et de l’Aquaculture, ont donné de faux chiffres dans leurs budgets. Un trou de 14 milliards GNF a été découvert au Ministère de la Pêche. Le CNT a avalé la pullule en promettant la mise en place d’un comité d’audit. Sans doute que les nouveaux députés essayeront d’en savoir un peu plus sur cette affaire.
Le Troisième point, et pas les moindre, à résoudre, demeure l’épineuse question d’Elhadj Mamadou Sylla, allié du RPG Arc-en-ciel, qui réclame le poste de vice-président du Parlement. Récemment, Mamadou Sylla disait que depuis le 21 novembre, il n’en avait plus parler avec Alpha Condé. Ce sont-ils rencontrés ces derniers jours ? Rien n’est moins sûr !
Il reste tout de même évident, qu’Alpha Condé, fin politicien, n’a pas convoqué cette rentrée parlementaire sans avoir trouvé une solution à ce problème. Mais attendons de voir…