Guinée: Mamadi Doumbouya annonce la reprise des activités politiques en 2025. Mais…

Dans son message à la nation, à l’occasion du nouvel an 2025, le Général Mamadi Doumbouya a annoncé la reprise effective des activités politiques en Guinée. Les manifestations politiques étaient interdites en Guinée par le CNRD. Mais cette reprise ne veut pas dire « chienlit » sur les voies publiques. Les leaders politiques sont face à leurs responsabilités. Lisez cet extrait du discours du Président de la Guinée.

« Je demande à mes frères et sœurs, aux acteurs politiques en particulier, de regarder d’abord la Guinée, de préserver les intérêts supérieurs du peuple de Guinée dans leur combat politique. Ensemble, veillons à ce que ces différentes consultations électorales se déroulent dans des conditions optimales, en toute paix et en toute sérénité, pour montrer au monde l’image d’une Guinée unie et résolue à bâtir son avenir dans la stabilité et la démocratie.

Que chacun s’engage à préserver cet esprit de cohésion nationale, car c’est à travers notre unité que nous pourrons franchir les étapes de notre développement et hisser notre pays au rang des grandes nations africaines. Notre pays a longtemps été marqué par des drames liés aux manifestations politiques. L’autorité de l’État était fréquemment bafouée, l’ordre public troublé, et la libre circulation des biens et des personnes, compromise. Cette situation a conduit le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) à prendre ses responsabilités et à circonscrire temporairement les activités politiques sur tout le territoire national. Après une période d’observation et après concertation de nos concitoyens, la reprise totale des activités politiques sera effective dès l’année 2025. Cette reprise devra se faire désormais dans le respect de l’État, des pouvoirs publics, des dispositions sécuritaires et de l’ordre public, et suivant les règles qui régissent l’exercice des activités politiques. L’État, en toute circonstance, n’hésitera pas à prendre ses responsabilités en cas de trouble à l’ordre public, de menace ou d’atteinte à l’unité nationale ».