Philippe Van Damme : « Les violences ne mènent nulle part. Il faut se mettre autour de la table et discuter… »
Le chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée Philippe Van Damme était vendredi dernier face à la presse pour parler de ‘’la semaine du cinéma Europe-Afrique’’. Dans sa communication, le représentant européen a déploré les violences enregistrées ces derniers jours à Conakry. Extraits…
« (…) Je suis passé à l’hôpital Donka la semaine dernière. Ce qui est à déplorer, c’est quand on tire sur les gens à bout portant, quand on poignarde les gens dans le dos, quand on les coupe les oreilles, quand on fracasse le visage des gens, on n’est plus dans la bavure, on n’est pas dans la bousculade de la manifestation, on sort du cadre politique. Comme du moins nous l’attendons, et on entre dans la violence gratuite. Là, on rentre dans l’affirmation de l’identité meurtrière… En ce moment, l’on franchit une étape de la violence qui est totalement inacceptable.
Les violences ne mènent nulle part, il faut se mettre autour de la table pour discuter sinon il y aura encore des violences inutiles et le sang va couler inutilement.
Je voulais entendre hier soir (jeudi dernier, ndlr) et ce matin (vendredi, ndlr), tous les responsables politiques de quelques bords qu’ils soient, condamner le plus fermentent que possible, le plus clairement possible et le plus fort que possible cette violence
La violence ce n’est pas un concept abstrait, qu’il suffit de condamner de manière abstraite, dans un communiqué abstrait. La violence est quelque chose de très concret, de palpable, une souffrance apportée qu’il faut condamner également de façon concrète. La violence est tellement concrète qu’il ne faut pas uniquement la condamner mais, il faut chercher activement à la prévenir.
Saïd Djinnit n’est pas n’importe qui, c’est une personnalité hautement respectée. Alors donnez lui la chance, facilitez le travail au facilitateur Djinnit pour qu’il puisse faire son travail. Il faut privilégier les intérêts nationaux sur ceux partisans. Il faut penser à la population guinéenne.
Ses relations avec les opposants…
Je suis toujours en bon terme avec les leaders de l’opposition comme ceux de la mouvance. Nous (UE) avons toujours maintenu une coopération de proximité afin d’éviter de pénaliser les populations. Nous avons tout récemment signé un accord de partenariat avec l’OMS d’environ 4 milliards de francs guinéens pour une lutte d’urgence contre l’épidémie de méningite. Je crois que personne n’y verra une objection.»
Avec mediaguinee