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jeudi 21 mars 2019
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Mali-Yembering : Une préfecture enclavée en matière de voie routière !

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La préfecture de Mali-Yembering est l’une des plus enclavée de la Guinée en matière d’infrastructure routière. Récemment, nous y sommes rendus et avons mesuré l’immensité de l’absence de l’Etat dans cette localité au climat particulier. Dans un contexte où Alpha Condé inaugure des voiries un peu partout en Haute Guinée, il serait important d’attirer son attention sur l’état des routes de Mali.

 

Ce qui frappe  le visiteur qui débarque pour la première fois à Mali-Centre, c’est le mauvais état de la voirie urbaine.  La voiture zigzague sur des rochers et autres blocs de pierres  à partir du l’hôpital préfectoral. Le calvaire continue jusqu’au bloc administratif préfectoral.  Rien n’indique qu’on est au chef-lieu d’une grande ville. Très difficile de rallier les différents quartiers à cause des roches et blocs de cailloux. Les habitants attendent toujours la promesse de bitume faite par Alpha Condé sur 10 km. Cela pourrait constituer un ouf de soulagement.

L’autre grand calvaire des populations de Mali, c’est bien les routes interurbaines. L’axe Mali-Madina Wora est un véritable danger. A un certain niveau de la circulation, le conducteur de demande s’il ne s’aventure pas dans une sorte d’impasse. En plus des collines à arpenter avec des rochers et cailloux, il faut à tout moment stationner pour colmater la route avec des cailloux afin de se frayer un passage. A défaut d’avoir des ingénieurs du Ministère des Travaux Publics pour dégager les obstacles, les habitants se constituent en groupe pour créer des déviations et réparer ce qu’ils peuvent sur cette route de l’enfer.  A cause  du mauvais état de la route, les productions pourrissent dans les champs. Celles que les producteurs peuvent transporter sont acheminées vers le Sénégal ou le Mali, où les routes sont moins rocailleuses.

Il ne faudrait pas, non plus, s’aventurer vers l’axe Mali-Centre Hidayatou qui constitue un autre goulot d’étranglement pour les usagers de la route. La route par endroit argileuse est impraticable en saison des pluies. Pendant cette saison scène, les sillons laissés par les engins lourds lors des précédentes pluies freinent l’élan des conducteurs.

Même calvaire et même décor lorsque vous vous aventurez sur le tronçon Mali-Centre –Salanbandé. Là-bas, sur une longue distance parsemée de bowés, il faut s’armer de patience pour arriver à destination. Une route pourtant très importante dans les échanges commerciaux entre la Guinée et le Sénégal. Mais les autorités guinéennes semblent n’accorder aucune importance à ces voiries de l’intérieur du pays.

Ce qui est paradoxal dans cette situation, c’est qu’au bout de votre peine, vous y retrouverez des habitants très engagés pour le développement de leur localité. Ils y ont construit de belles maisons, pratiquent l’agriculture et l’élevage et travaillent durement pour subvenir aux besoins de leurs familles. Mais l’absence de l’Etat guinéen se fait encore sentir à travers le manque d’écoles, de centre de santé et d’autres infrastructures de loisirs.

Azoca Bah

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