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mercredi 31 octobre 2018
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Cour Constitutionnelle: Aliou Bah dénonce les manoeuvres des conseillers !

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Le dernier rebondissement sur les manoeuvres politiques qui ont conduit a la crise interne au sein de la cour constitutionnelle, révèle clairement l’état d’avancement du projet présidentiel.

En effet, les arguments, démarches et attitudes des conseillers qui ont pris l’initiative de destituer Mr Kélèfa Sall   de la tête de l’institution, prouvent à suffisance cet état de fait.

  • Les manoeuvres des conseillers de la cour

En exigeant la mise en place d’un organe de contrôle interne en lieu de place de l’organe réglementaire de trésorerie déjà fonctionnel, les conseillers expriment une revendication qui viole le règlement intérieur de l’institution car une telle disposition n’existant nulle part dans les textes de fonctionnement de la cour constitutionnelle. Elle n’est qu’une volonté traduit en décision consignée dans un procès-verbal de réunion des conseillers conspirationnistes. Alors une telle décision peut-elle remplacer une disposition légale ?

Par ailleurs, à supposer que les conseillers soient sérieux dans leur démarche pour la transparence dans la gestion du budget de l’institution, n’avaient-ils pas simplement à adresser une demande d’inspection ou de vérification des comptes de l’institution par les autorités compétentes ? Ou demander expressément un audit d’État de la gestion des comptes de la cour constitutionnelle ? Une telle démarche aurait été compréhensible de leur part d’autant plus que le contrôle et la vérification du budget de cette institution ne relèvent pas des attributions des membres de la cour. Alors sur quelle base légale peuvent-ils être affirmatifs en parlant d’opacite et de détournement dont Mr Sall serait coupable ? De quelles preuves disposent-ils pour prouver ces allégations ?

Parmi les autres éléments de la liste de reproches, les conseillers parlent de mépris et d’arrogance à leur endroit, de concentration de pouvoir dans les mains du président de l’institution etc. Etant donné que cela n’est pas pour le moment avéré et à supposer que les choses se passent ainsi, en quoi une telle attitude violerait son serment ou constituerait un crime qui puisse lui valoir une destitution de son poste de président conformément aux textes qui régissent le fonctionnement de l’institution ?

  • La dimension politique de cette situation

Les manoeuvres qui visent à mettre à l’écart Mr Kélèfa Sall, le président de la cour constitutionnelle, ne sont un mystère pour personne car c’est la énième tentative pour provoquer son départ et avancer un pion important dans l’agenda du tripatouillage constitutionnel. Le président Alpha Condé est à la base du dysfonctionnement de toutes nos institutions. Et pour cela il viole son serment de façon régulière sans que ces « braves » conseillers ne lèvent le petit doigt pour réagir.

D’ailleurs combien de scandales de détournement et de corruption a grande échelle dont la presse a fait révélation qui n’ont connu aucune suite judiciaire ? Combien de crimes de sang dont est coupable ce régime sans que l’appareil judiciaire ne bronche un mot ?

  • Alors que faut-il faire ?

Face à une telle menace contre notre processus démocratique, des dispositions draconiennes doivent être prises et des actions concrètes entreprises de façon imminente par toutes les composantes de la nation.

Les députés doivent créer une commission d’enquête pour aller vérifier les comptes et prendre une résolution pour donner leur position sur la question.

Les acteurs politiques et sociaux doivent comprendre que face à un déni du droit, il n’y a pas de réponse juridique. Il y a simplement un rapport de forces politico-social à exercer car la menace est existentielle.

La nécessité de fédérer les forces et les moyens pour agir ensemble en intégrant dans la démarche que toute tentative de modification de la constitution pour un troisième mandat doit être considérée et traiter comme une tentative de coup d’État. Les initiateurs, promoteurs et soutiens doivent en assumer l’entière responsabilité et subir les sanctions de la république.

Enfin, chaque patriote guinéen doit comprendre que soutenir Mr Kélèfa Sall contre les forces du mal, c’est soutenir la vérité, la démocratie et la paix.

Aliou BAH

Citoyen et homme politique

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